Adhésion à l’hormonothérapie après cancer du sein non métastatique : déterminants et impact sur le pronostic
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Contexte
Le cancer du sein (CS) est le cancer le plus fréquent chez la femme, avec 2,3 millions de nouveaux cas dans le monde en 2022. Les progrès du dépistage et des traitements ont considérablement amélioré les taux de survie, entraînant une augmentation du nombre de survivantes du CS. Les femmes ayant une histoire de CS à un stade précoce restent toutefois exposées à un risque notable de récidive tout au long de leur vie et font face à des enjeux spécifiques concernant le suivi médical, les effets tardifs des traitements, et la qualité de vie.
Après le traitement initial – généralement par chirurgie, chimiothérapie et/ou radiothérapie – les patientes atteintes d’un CS à récepteurs hormonaux positifs (RH+) reçoivent un traitement adjuvant par hormonothérapie (HT) pendant au moins cinq ans afin de réduire le risque de récidive. De nombreuses patientes rencontrent des difficultés d’adhésion à l’HT, notamment en raison de ses effets secondaires fréquents.
Objectifs
Dans ce projet, nous analyserons des données du Système national des données de santé (SNDS) à l’aide de méthodes modernes d’inférence causale afin de comprendre les facteurs liés à l’adhésion à l’hormonothérapie, et d’estimer l’effet sur le pronostic d’une adhésion partielle à l’hormonothérapie après traitement initial d’un CS à un stade précoce. Notamment, le projet vise à évaluer l’impact d’une adhésion partielle à l’hormonothérapie et de ses déterminants (e.g., combinaison avec d’autres anti-cancéreux, effets secondaires et leurs traitements) sur la survie et le risque de récidive.
Des analyses spécifiques seront menées sur les populations d’âges extrêmes, sur certains effets secondaires et leur traitement, et sur l’adoption en pratique réelle de nouvelles stratégies thérapeutiques, incluant les agonistes de l’hormone de libération des gonadotrophines (agonistes de la LH-RH), les inhibiteurs de CDK4/6, et les inhibiteurs de PARP.
Méthodologie
L'étude ADHESURV est une étude observationnelle réalisée à partir des données SNDS de l'entrepôt de données de santé du registre national des cancers (EDS-RNC).
Population concernée
L'étude concerne les femmes adultes diagnostiquées pour un cancer du sein incident non métastatique d'emblée entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2027, traitée a minima par chirurgie du sein.
Données utilisées
EDS-RNC
| Catégorie de données | Origines |
|---|---|
| SNDS |
Calendrier de l'étude
| Dates de réalisation | octobre 2025 - mars 2030 |
|---|---|
| Résultats disponibles | Etude en cours |
| Durée de conservation des données | Sur l’espace projet dédié : 5 ans à compter de la mise à disposition des données sur l’espace projet Sur le registre national des cancers : 20 ans |
Informations administratives et juridiques
| Responsable du projet | Université de Zurich (EBPI) Contact : elise.dumas@uzh.ch |
|---|---|
| Equipes participantes | Equipe 1 : Université de Zurich (EBPI) - Rôle dans le projet : responsable de traitement des données et responsable de mise en œuvre Equipe 2 : Institut national du cancer - Rôle dans le projet : mise à disposition des données |
| Cadre réglementaire | Autorisation CNIL tacite |
| Base légale du traitement | Traitement nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable de traitement (article 6, 1, f du RGPD) et à des fins de recherche scientifique (article 9, 2, j du RGPD) |
| Exercice des droits | Les personnes concernées peuvent exercer leurs droits d’accès, d’opposition, de rectification, de limitation et à l’effacement selon les modalités précisée sur : https://lesdonnees.e-cancer.fr/ ainsi qu’introduire une réclamation auprès de la CNIL. |
| Délégués à la protection des données | privacy@rud.uzh.ch dpo@institutcancer.fr |