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Dépistage du cancer du col de l’utérus
Chaque année en France, plus de 3 100 cancers du col de l’utérus sont diagnostiqués et environ 800 femmes décèdent la maladie. Pourtant, grâce à un dépistage régulier entre 25 et 65 ans, ce cancer pourrait être évité dans 90 % des cas. Associé à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) , virus qui en sont à l’origine, il pourrait même être éradiqué. Réalisé aux intervalles recommandés, ce dépistage permet de repérer des lésions précancéreuses, avant qu’elles ne dégénèrent en cancer, ou un cancer à un stade précoce. Dans ce cas, les patientes bénéficieront de traitements moins lourds, avec moins de séquelles, et de meilleures chances de guérison. Pourtant, 40 % des femmes concernées ne réalisent pas ou pas régulièrement cet examen.
C'est l'un des seuls cancers pour lesquels le pronostic se dégrade en France, avec un taux de survie à 5 ans en diminution : 62 % en 2010-2015 contre 68 % en 1989-1993. Cette baisse est un effet "paradoxal" du dépistage sur la survie. Comme le dépistage permet un diagnostic et un traitement au stade précoce de lésions précancéreuses, les cancers du col de l’utérus diagnostiqués chez des femmes non dépistées le sont désormais à un stade plus avancé, entrainant une baisse mécanique du taux de survie.
On considère pourtant qu'un dépistage régulier de toute la population-cible permettrait d'en réduire l'incidence de 90%. Le dépistage du cancer du col de l’utérus constitue donc un enjeu de santé publique. Il s’inscrit, depuis 2018, dans le cadre d’un programme national organisé. Ce programme concerne toutes les femmes de 25 à 65 ans, sauf cas particuliers.
Il consiste soit en un examen cytologique (tous les trois ans entre 25 et 29 ans, après deux premiers examens annuels normaux), soit en un test HPV-HR (tous les cinq ans entre 30 et 65 ans).
En tant que professionnel de santé, vous jouez un rôle fondamental pour informer et sensibiliser les femmes sur l’importance de ce dépistage.
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Les freins au dépistage : sensibiliser et convaincre
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Il existe un moyen de prévention efficace contre ce cancer : la vaccination contre les HPV, recommandée pour toutes les jeunes filles et, depuis janvier 2021, pour tous les jeunes garçons, de 11 à 14 ans, avec un rattrapage vaccinal possible entre 15 et 26 ans.